
Les Ravageurs de l’Olivier
Mouche de l’olivier, teigne, cochenille et autres insectes : surveiller, prévenir et traiter efficacement.
Les Ravageurs de l’Olivier
La mouche de l’olivier
Le psylle de l’olivier
L’otiorhynque
Le thrips
Un pas important dans la lutte contre les insectes et maladies nuisibles à l’olivier a été franchi par les chercheurs de l’INRA, qui sont parmi les meilleurs du monde dans cette discipline.
Les attaques et traitements ne sont pas les mêmes selon que l’olivier est jeune ou qu’il ait déjà atteint son stade productif. Les insectes sont généralement présents du début du printemps à l’automne. Les attaques sont repoussées en appliquant un traitement insecticide à base de « Karaté Vert » à raison de 0,03 L pour 100 L d’eau, ou en préventif pour certains ravageurs en appliquant un produit à base de cuivre.
Le Dacus olea — Mouche de l’olivier
Principal ravageurSe développe à l’époque où la température devient plus clémente et vit exclusivement aux dépens de l’olive. Ce ravageur occasionne des dégâts très importants. Il pond ses œufs dans l’olive, contrairement à la Teigne qui pond sur la fleur ou sur l’olive.
Traitement préventif au mois de juillet, après la chute des pétales, par pulvérisation d’un mélange attractif (Bluminal 0,12 L pour 10 L d’eau) et d’insecticide (Lebaycid 0,05 L pour 10 L d’eau). Le traitement curatif se fait à base de diméthoate dosé à 0,075 L/HL. Voir aussi le piégeage pour détecter l’apparition de la mouche.
Le Psylle de l’olivier
Risque modéréPetit insecte piqueur-suceur dont les larves sécrètent des amas cotonneux blancs caractéristiques, visibles au printemps sur les inflorescences et les jeunes pousses. En cas de forte infestation, il peut nuire à la floraison et à la nouaison en affaiblissant l’arbre.
La surveillance au moment de la floraison est essentielle. Les auxiliaires naturels limitent souvent les populations ; un traitement n’est justifié qu’en cas d’attaque importante.
Le Neïroun — Scolyte de l’olivier
Risque modéréPetit coléoptère de 2 mm qui se développe sur des arbres affaiblis par le gel et la sécheresse. Il provoque le long des branchages et sous l’écorce des trous et des galeries surmontés de petites boules de sciure.
Traitement préventif au mois de mars avec des produits à base de cuivre ou des sulfates comme la bouillie bordelaise (150 g pour 10 L d’eau) mélangée avec 4 g pour 10 L d’eau d’Inségar.
Le Thrips
Risque faibleDe la famille des acariens, il provoque la déformation des feuilles et des extrémités de brindilles. Il est difficile de se débarrasser de ce parasite qui se développe surtout par forte chaleur. Ces minuscules insectes sont discrets et difficiles à observer — même à taille adulte, ils ne dépassent pas le millimètre.
L’Otiorhynque — Charançon de l’olivier
Jeunes arbres surtoutPetit coléoptère de la famille des Curculionidés (Otiorhynchus cribricollis), sorte de charançon originaire d’Europe. Il apparaît au printemps entre avril et mai après une hibernation à l’état de larve dans le sol. Il passe ses journées dans le sol et apparaît la nuit où il fait des échancrures semi-circulaires dans les feuilles les plus tendres des jeunes arbres.
Le piégeage peut se faire en posant un anneau de glu sur le tronc.
Crédits photos : mouche de l’olive — Alvesgaspar (CC BY-SA 3.0) · psylle de l’olivier — Morini33 (CC BY 3.0) · otiorhynque — Slimguy (CC BY 4.0) · thrips — via Esculapio (CC BY-SA 3.0). Via Wikimedia Commons.
Autres ravageurs à surveiller
Au-delà des principaux ravageurs, plusieurs insectes méritent une attention régulière. La plupart restent bénins sur des arbres adultes et vigoureux, mais peuvent devenir problématiques sur de jeunes plants ou en cas de forte infestation.
Le Psylle ou « Coton » (Euphyllura olivina)
Sans dangerAttaque la fleur. Cet insecte suceur, proche du puceron, appartient à l’ordre des hémiptères. Ses larves vert clair vivent en colonies sur les jeunes pousses et les hampes florales où elles consomment la sève en sécrétant une matière blanche floconneuse spectaculaire mais sans danger pour l’olivier.
La Teigne (Prays oleae)
Risque modéréPapillon de 12 à 14 mm qui attaque feuilles, fleurs et fruits dans un cycle de 3 générations :
— En hiver, phase phyllophage : la chenille fait des galeries dans la feuille.
— Au printemps, phase anthophage : le papillon pond ses œufs sur les boutons floraux, les chenilles provoquent l’avortement des fleurs et la chute des petits fruits.
— En été, phase carpophage : le papillon pond ses œufs sur les olives, donnant la troisième génération de l’année.
La Cochenille (Saissetia oleae)
Risque modéréAttaque les feuilles et le bois. Insecte suceur qui se nourrit de la sève de l’olivier. Son excrétion appelée miellat est un excellent support de développement de la fumagine (« noir de l’olivier »).
La femelle pondeuse meurt en donnant des larves qui, après trois stades de développement, donnent une jeune femelle devenant rapidement une femelle pondeuse.
La Pyrale du Jasmin
Jeunes arbres surtoutChenille à l’état larvaire qui se nourrit des feuilles et provoque la disparition de l’extrémité des jeunes rameaux. L’attaque sur les arbres adultes ne pose pas de problème. En revanche, sur de jeunes arbres, les attaques peuvent être dommageables car elles peuvent compromettre sa pousse et sa future formation.
En cas d’attaque sur de jeunes plants, traiter avec un insecticide — consultez l’ACOPA pour des conseils à jour.
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